Archive pour la catégorie 'La piece'

Les représentations

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Oyez ! Oyez !

Ce soir, occasion unique ! Grand spectacle ! Représentation extraordinaire ! Les illustres comédiens de notre troupe triévoise, qui ont eu l’honneur de jouer devant des têtes couronnées et des princes de sang, joueront pour vous, dans votre village, une grande pièce pleine de fureur et d’amour : Le Capitaine Fracasse !

Ce divertissement sera suivi d’un buffet ou d’un repas préparé par le Comité des fêtes de chaque village.

Avec costumes neufs, chants, duels, chevaux et calèche.

Vendredi 27 juin à Saint-Baudille-et-Pipet, 20h30

Dimanche 29 juin à Saint-jeand’Hérans, à 15 h

Mercredi 2 juillet au Percy, à 20h30

Jeudi 3 juillet à Monestier-de-Clermont, à 20h30

Vendredi 4 juillet à Mens, à 20h30

Samedi 5 juillet à Gresse-en-Vercors, à 20h30

Qu’on se le dise !

Publié dans:La piece, Le projet |on 3 juin, 2008 |Pas de commentaires »

La distribution

Le Capitaine Fracasse, d’après le roman de Théophile Gautier.

Une adaptation de Lecoq sur une musique de Ségonzac.

Mise en scène : Michel Dibilio ; assistante : Anouch Durand.

Maître d’armes et réglage des combats : Benoît Kopniaeff

Avec :

Le baron de Sigognac, alias le Capitaine Fracasse : Benoît Kopniaeff

Isabelle : Sophie Gani

Duc de Vallombreuse : Rodolphe

Matamore : Christian Amico

Scapin : Pierre Bertrand

Zerbine : Sophie Martinez

Léandre : Serge de Thaey

Agostin : Claude Brand

Chiquita : Ludivine Cochard

La Marquise : Joëlle Escallier-Besson

Le Marquis : François Girardet

Isabelle (en scène) : Cécile Suzzarini

Le Duc (en scène): Ludovic Goujon

Zerbine (en scène) : Anne-Marie Bernard

Anna : Annie Chemin

Le Prologue : Anouch Durand

Spadassins et cavaliers : Serge Bezombes, Anne-Marie Bernard, Jean-Jacques Ayme

Enfants : Toine Suzzarini, Pablo Lalouette, Pablo, Hugo Girardet

 

Costumes : Hélène Battais, Patricia Floriet, Anne-Sophie Simon, Isabelle Bezombes.

Décors : Serge Reynaud, Lucien, Jean-Claude Chemin, Michel Courtès, Pierre Pralong, Ludovic Goujon

Son : Frantz Parry

Technique : Lucien, Mathieu Dibilio, Jean-Claude Chemin.

Coordination générale : Pierre Suzzarini, Michel Dibilio

Communication et secrétariat : Estelle Revol

Publié dans:La piece |on 19 mai, 2008 |Pas de commentaires »

Les personnages

La pièce nous fait partager la vie d’une troupe de comédiens, autur de laquelle tournent quelques nobles et spadassins. A cette éépoque, les comédiens – surtout les comédiennes ! – étaient très courus par une noblesse qui cherchait avant tout à améliorer l’ordinaire conjugal.

Les comédiens :

Isabelle, ingénue de la troupe et objet de la flamme du jeune Sigognac et des ardeurs du cruel Vallombreuse. Elle rend son amour au baron.

Scapin, chef de la troupe, bon vivant, bateleur plein de bagout et de malices, toujours prêt à trouver une solution à tout.

Matamore, le guerrier terrible, en réalité un vrai vantard doublé un couard incorrigible. C’est le pilier de la troupe, dont le rôle ridicule attire les foules. Hélas, il meurt et prive la troupe de ses talents.

Zerbine, la malicieuse soubrette, prêt à se jeter dans les bras d’un noble pour améliorer sa condition.

Léandre, le jeune premier, amant attitré d’Isabelle sur scène, mais coureur de jupons aristocrates, préoccupé de son apparence et craignant avant tout les coups de bâton.

Les nobles :

Le baron de Sigognac, alias le capitaine Fracasse, jeune noble gascon désargenté, se terrant dans son château en ruine. Amoureux d’Isabelle, il n’hésite pas à déroger pour se faire comédien, mais il devra l’arracher de haute lutte aux griffes de son rival Vallombreuse. Heureusement pour lui, c’est un bretteur hors pair.

Le duc de Vallombreuse, jeune noble fortuné, hautain et pour tout dire odieux, il n’hésite pas à tenter de faire assassiner Sigognac et à enlever Isabelle.

Le marquis de Bruyères, vieux noble jouisseur qui n’apprécie le théâtre que du côté cuisse. Il organise une représentation en son château pour s’attirer les faveurs de Zerbine.

La marquise de Bruyère vaut bien son mari et n’a d’yeux que pour le beau Léandre.

Le prince de Vallombreuse, père du duc et… d’Isabelle, qu’il croyait perdue et qu’il retrouve dans le coup de théâtre final.

Les brigands :

Agostin, brigand malchanceux et miséreux, met son poignard au service du duc après avoir bénéficié de la mansuétude de Sigognac, alors qu’il tentait de détrousser les comédiens.

Chiquita, jeune adolescente en haillons qui accompagne Agostin. Elle se prend d’amitié pour Isabelle et guidera Sigognac jusqu’au repaire où Vallombreuse tient Isabelle prisonnière.

Et puis...

Pierre, vieux serviteur de Sigognac.

 

Publié dans:La piece |on 27 mars, 2008 |Pas de commentaires »

La pièce : théâtre, amour et duels

Pas moins de cinq pièces ont été tirées du roman de Théophile Gautier. C’est une sixième version, récente, signée Lecoq, que nous présenterons, et non la version de Ganzl, comme annoncé précédemment. Cette version, fidèle au roman au point d’en reprendre des répliques entières, inclut des passages chantés d’une grande poésie. Elle est très centrée sur la vie de la troupe de comédiens dontFracasse fait partie : c’est une ode au théâtre.

Résumé :

Désargenté, le jeune baron de Sigognac se morfond dans son château en ruine. Une troupe de comédiens, emmenés par le Professeur, frappe à sa porte pour s’abriter de la tempête. Professeur propose à Sigognac de les suivre à Paris. Et comme dans la troupe il y a la belle Isabelle, Sigognac consent à s’associer aux saltimbanques.

En route, la troupe est attaquée par le bandit Agostin et sa jeune complice Chiquita. Sigognac défait facilement le larron, mais Isabelle, touchée par Chiquita, lui offre son collier de fausses perles. La jeune fille jure une amitié éternelle à la comédienne.

Au cours d’une réprésentation chez le marquis des Bruyères, le beau et fortuné duc de Vallombreuse s’éprend d’Isabelle, tandis que le marquis tombe dans les bras de Zerbine, la soubrette de la troupe, et que la marquise roucoule auprès du Léandre, dans un amusant chassé croisé d’amants.

Plus tard, le Matamore de la troupe meurt et Sigognac propose de la remplacer. Il prend pour nom de théâtre « Capitaine Fracasse ». Au cours d’une représentation, à Poitiers, Vallombreuse et Fracasse se battent en duel pour Isabelle. Le duc est blessé.

Vallombreuse ne s’avoue pas vaincu. À Paris, il engage une troupe de spadassins, dont Agostin, et fait enlever Isabelle qu’il enferme en son château. Alerté par Chiquita, Fracase vole au secours de sa belle. Un combat féroce s’engage entre les comédiens et les sbires de Vallombreuse. Ce dernier est gravement blessé. Mais voici qu’arrive dans un fracas de roue de carrosse le prince de Vallombreuse, père du duc : il reconnaît en Isabelle la fille qu’il croyait perdue !  Sigognac va pouvoir l’épouser.
Sigognac se réveille en son château et découvre les comédiens endormis : c’était un rêve.

Intrigues, duels et cavalcades : une pièce dont le véritable héros est le théâtre ! Mais les autres arts ne seront pas oubliés dan sle spectacle : choristes et musiciens seront étroitement associés aux comédiens.

Publié dans:La piece, Le projet |on 19 février, 2008 |Pas de commentaires »

Fracasse ou le théâtre éternel

Note de scène
par Michel Dibilio, metteur en scène

 

« Il n’existe pas de terre étrangère appelée l’art,
l’art ne crée pas sa propre vérité »
Edward Bond

Adaptation très libre du grand classique de la littérature française, Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, ce spectacle itinérant qui se donnera de village en village dans le Trièves, nous conte une histoire invraisemblable dans la France du XVIIe siècle, époque d’injustices et de jacqueries anonymes. Mélange d’humour, d’amour et de tristesse, c’est une vision réjouissante de la vie des comédiens, des histoires de coeur parfois compliquées, des personnages hauts en couleur, des coups de théâtre, des duels spectaculaires et de chants dans la plus pure tradition du roman de cape et d’épée…

Louis XIII, Richelieu et leurs mousquetaires règnent sur Paris. Un noble de province, fier, mais désargenté, se décide à suivre une troupe de comédiens pour rejoindre Paris. Les alea du voyage font qu’il tombe amoureux d’une comédienne et prend la place d’un comédien mort en route.
Le XVIIe siècle ne voit pas les baladins d’un bon oeil, et c’est déchoir pour un noble que de devenir histrion. Le baron de Sigognac prend par conséquent le masque disgracieux du matamore et le nom de Capitaine Fracasse. Mais bon sang ne saurait mentir ! Un duc s’éprend aussi de la femme aimée de Sigognac. Le Baron aura besoin de tout son courage et de toute sa science des armes pour sauver sa belle et rebâtir sa fortune.

« Faire » du théâtre, le lire, le jouer, le mettre en scène, est pour moi un bonheur et une grande chance.
Le théâtre que j’aime, celui que je mets en scène, est profondément ancré dans le monde car je pense en effet que le théâtre joue un rôle essentiel pour appréhender la complexité grandissante de nos sociétés. Il ne s’agit pas nécessairement de textes contemporains, – je suis heureux de renouer avec le théâtre de répertoire avec ce Capitaine Fracasse -, ou de forcément parler de l’actualité, mais plutôt de questionner un rapport entre les hommes, le lien entre un lieu théâtral, une représentation et un environnement humain.
Comme tous les arts, le théâtre doit sans arrêt se renouveler. Prétendre l’inscrire dans la réalité du monde contemporain, c’est repenser le théâtre dans son contenu, sa forme et son rapport au public.
Et cette recherche me passionne.
C’est dans cette mise en cause permanente des relations au texte, des relations entre texte et public, entre comédiens professionnels et comédiens amateurs, que pour moi, se cherche et se réinvente le théâtre d’aujourd’hui.
Je mets en scène un texte, des acteurs, mais également une rencontre, avec le public. Je me considère son hôte, j’organise pour lui une soirée dont j’ai choisi le thème et la manière de l’aborder, c’est toujours avec sincérité et respect que je lui propose de partager ce moment privilégié.

Car, plus que réussir une quelconque performance ou faire admirer une habileté, il s’agit avant tout pour moi d’inviter mes contemporains à partager des émotions, des pensées, des sentiments, à parler du monde tel qu’il est, ou tel qu’on voudrait qu’il soit, à aiguiser nos colères, nos idées sur la politique ou sur l’amour…
Le théâtre reste pour moi un lieu irremplaçable de réflexion où, de tout temps, a pu se risquer la parole.
Le théâtre n’est pas un art comme les autres, fait pour être admiré, objet de spécialiste ou d’érudit réservé à une élite. Même si c’est l’envie ou le souhait de quelques-uns, cela n’est pas possible. Le théâtre est la mise en acte d’une pensée, il prend la parole en son nom, il ne se fait pas pour quelqu’un ou pour un groupe d’individu, mais pour toute la société dans sa diversité. Il occupe l’Agora et s’adresse au monde. Sans le monde, il n’existe pas.
Le théâtre, c’est le lieu d’où l’on voit, c’est le lieu du public. Au théâtre, c’est le public qui fonde, ce qui régit le théâtre, c’est le lieu des gens, c’est l’endroit du peuple ensemble, c’est le lieu commun où se tiennent les hommes réunis. Il n’y a pas de place pour les badauds. D’abord il faut arriver à la même heure. Avoir un peu attendu ensemble. Il faut partager la peur, frissonner à la même plainte, sombrer ensemble dans l’ennui. Il faut pleurer au même suspense, rire avec le voisin quand il rit. Mon voisin et moi sommes emportés pour deux heures dans le même destin, pris dans les mêmes goulées du vent, engloutis dans le même naufrage.
Le théâtre n’est pas une affaire d’art ou de culture. Le théâtre engage l’être des hommes deux heures durant. C’est long, deux heures du monde.

 » Comédiens en route pour Paris, mais qu’est ce
qui nous a pris de nous arrêter ici ?! Car nous
vous donnerons un moment de joie incroyable,
nous vous offrons drames et passions insoutenables
à vous rouler dessous la table
amour duels péripéties
et toutes sortes de fôleries
vous chiâlerez comme des perdus
et si l’argent vient à vous manquer
ce qui hélas, peut arriver
en nature vous pouvez payer
un saucisson sera bon
un quignon de pain sera bien
gare à celui qui ne vient pas au théâtre ce soir
n’importe quoi à manger ou à boire .»

Scapin, scène 4.

 

Publié dans:La piece |on 1 février, 2008 |Pas de commentaires »

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